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"Le jugement ou comment éviter de se faire du mal et de faire du mal aux autres"

Par M Govindan Satchidananda

Dans les années 1970, un best seller “I’m O.K., you’re O.K.”, traitait, comme beaucoup d’autres depuis, des relations humaines et de la façon dont on peut en tirer le meilleur parti. Le titre exprime ce que la majorité d’entre nous fait inconsciemment tout le temps: juger les autres. La plupart de nos jugements ne sont malheureusement pas “O.K.”, ils expriment plutôt des opinions qui blessent les autres et nous-mêmes. Nos relations humaines deviennent par conséquent source de division et de conflits majeurs. Au cours des décennies passées, la psychologie a surtout mis l’accent sur la façon d’améliorer les relations sociales, la gestion des conflits et la manière de rendre nos personnalités plus acceptables socialement. Le rôle des jugements dans nos relations sociales n’est cependant généralement pas compris.

L’empathie et l’antipathie

Des études psychologiques ont révélé que la majorité des gens se fait une opinion assez précise des autres en peu de temps. C’est comme si l’être humain était capable de passer au scanner les autres rapidement et d’assimiler, même intuitivement, de nombreuses caractéristiques valides. Toutefois, ces impressions provoquent des réactions qui sont généralement teintées par nos propres dispositions et sentiments, créant ainsi des jugements. Par exemple, une étude récente a montré que lors d’un entretien d’embauche, les personnes qui éprouvaient de l’empathie pour celui qui menait l’entretien, avaient tendance à être sélectionnées pour le poste, même si leurs réponses et leurs compétences n’étaient pas toujours en adéquation, alors que ceux qui ressentaient de l’antipathie pour leur interlocuteur, ne réussissaient pas à avoir le poste, même si leurs réponses ou compétences étaient exceptionnellement bonnes. Cela indique que les personnes qui font les entretiens forment des jugements sur les candidats basés sur des éléments subjectifs comme les émotions et même l’intuition, plutôt que sur des faits objectifs. En d’autres mots, nous sommes capables de sentir les jugements que les autres se font de nous.

La définition des jugements

Les jugements sont des opinions qui se développent et se fondent sur des expériences limitées, mêmes des rumeurs. Quelqu’un fait des commérages sur quelqu’un d’autre et nous en tirons une conclusion, nous jugeons. Le problème est que les jugements ne sont pas fondés sur des faits et ils sont tendances à se solidifier en vérité avant même que les faits puissent être évalués. Pire encore, trop souvent, ils se basent sur des préjugés, la peur et l’imagination. Par exemple, quelle est votre première réaction si vous voyez deux hommes musulmans dans la foule dans un aéroport ou un métro? Ou éprouvez-vous une réaction lorsque vous voyez deux hommes ou un homme et une femme de races différentes se parlant de manière intime?

En résumé, les jugements sont des opinions incomplètes basées sur trop peu d’éléments, souvent des premières impressions, de l’imagination et des associations venant du passé. Ils reflètent nos préjugés et préférences. Nous avons tendance à voir ce que nous voulons voir ou ce dont nous avons peur. Ainsi, les jugements sont motivés par des éléments inconscients qui dirigent nos actions et pensées inconsciemment.

Un bon jugement

Notre défi est plutôt d’apprendre comment développer un “bon jugement” que d’éviter de juger. Un “bon jugement” est une qualité admirable et il est difficile d’en saisir l’origine/on ne comprends pas vraiment son origine/ on ne sait trop de où cela vient. on ne comprend pas comment y arriver. C’est le résultat de la réflexion et c’est imprégné de bon sens, voire de sagesse. Toutes émotions et préjugés sont exclus. Un bon jugement fait appel à la perspicacité dans la mesure où il doit essayer de peser tous les éléments appropriés. Il est “bon” parce qu’il est révélateur pour tous ceux qui sont concernés Il élève, il amène la joie. Il ne fait jamais de tort à personne. Un ami peut dire une vérité à un autre ami que ce dernier n’est pas prêt à entendre. Le jugement est alors rejeté et un conflit s’ensuit; l’amitié même peut être rompue. Ainsi, le but d’un “bon jugement” est de libérer les personnes concernées de la souffrance et de leur apporter la joie. Un bon jugement provient d’un esprit qui saisit la réalité d’une situation, soit par l’intuition, par l’expérience ou par une capacité d’analyse très pointue. La plupart du temps, un bon jugement vient de l’expérience et c’est pourquoi, les personnes plus âgées sont en général davantage imprégnées de cette sagesse que les jeunes qui expriment souvent la rébellion ou sont emportés par l’intensité de leurs émotions. C’est au sage qu’on attribue le bon jugement, il peut se connecter à la vérité des choses et il sait intuitivement toucher en profondeur la nature de l’être; ce qui survit à tout.

Pourquoi les jugements font mal?

Les jugements font mal en général pour trois raisons. Premièrement, ils reflètent l’état d’esprit de la personne qui l’a formulé. Des études psychologiques ont révélé qu’en moyenne, une personne vit avec un état mental négatif ou perturbé par l’émotionnel pendant plus de deux tiers du temps. La moyenne des gens est gouvernée par des sentiments dépressifs, de chagrin, de colère, de peur, d’impatience et d’orgueil. Tant que l’on n’apprend pas à maîtriser ces états, le jugement est souvent une expression de notre propre état. C'est-à-dire que nous projetons sur les autres ce que nous vivons. Nous partons du principe qu’ils ressentent ce que nous ressentons car nos perceptions sont teintées par notre propre état. Ils font du tort aux autres en projetant sur eux une réaction négative, voire erronée.

Deuxièmement, les jugements font mal car ils supposent un état statique. Lorsque nous exprimons un jugement sur une autre personne, nous présupposons implicitement que la personne jugée ne changera probablement pas. Bien que la nature humaine soit généralement habituelle, elle est souvent imprédictible. Les gens connaissent de mauvais jours, des drames, des explosions émotionnelles. De tels comportements sont atypiques et ne reflètent pas le caractère sous jacent de l’être humain. C’est pourquoi, juger une personne qui vit une journée pénible ou qui ne se comporte pas conformément à sa nature habituelle, est erroné. De même, les gens finissent par surmonter leurs comportements immatures éprouvés dans leur jeunesse. Ceux qui ont beaucoup de volonté arrivent à vaincre de mauvais comportements et changer. C’est pourquoi les jugements empêchent d’évoluer, de changer dans une direction positive, et ont des conséquences dommageables. Les attitudes engendrées par le jugement créent la confusion.

La sagesse est nécessaire pour percevoir la différence qu’il y a entre la personne et son comportement. Avec la sagesse, nous réalisons que nous ne sommes pas notre corps, notre esprit et notre personnalité, mais plutôt que ces aspects de nous-mêmes sont comme des vêtements qui peuvent être changés, ou que nous gardons par habitude. Avec la sagesse, nous réalisons que l’identité véritable d’une personne est pure conscience, l’âme, le Voyant, le Témoin et qu’il a le pouvoir de changer notre comportement habituel en exerçant sa volonté.

Troisièmement et c’est le plus important, les jugements font mal car ils renforcent la qualité qui qui est condamnée, non seulement chez la personne jugée, mais aussi et c’est le plus révélateur, chez la personne qui juge. Quand nous émettons un jugement sur quelqu’un d’autre, en pensant par exemple “cette personne est avide”, en fait, nous ressassons sur la qualité de l’avidité et la renforçons en nous-mêmes. Comme l’inquiétude, qui peut être définie comme “méditer sur ce que nous ne voulons pas”, le jugement des autres revient souvent à méditer sur ce que nous n’aimons pas en nous-mêmes.

Patanjali, un des pères du Yoga Classique et contemporain de Jésus, a dit “en cultivant l’amitié envers celui qui est heureux, la compassion envers celui qui est malheureux, la joie envers celui qui est vertueux et la sérénité envers le non-vertueux, la conscience retourne au calme” (Yoga Sutra I.33). Quand nous ne faisons pas cela, qu’arrive-t-il? Notre esprit est perturbé par le jugement, les mauvais sentiments, le ressentiment, la colère et le dégoût. En conséquence, nous perdons ce qui est fondamental et nécessaire pour la réalisation de Dieu: le calme, la paix, la pureté intérieure et l’innocence. Le monde est à l’intérieur de nous. Nous pouvons et nous devons changer nos pensées afin de transformer le monde d’un lieu mauvais en un “royaume des cieux”. Nous devons pardonner aux autres leurs défaillances et ne ressasser leurs faiblesses.

Ahimsa, non violence, l’antidote au jugement

Comment éviter de juger et de blesser les autres? Le sage nous dit de développer une attitude de non-nuisance, ce que l’on désigne en Inde par “ahimsa” et qui comprend nos pensées, nos mots et nos actions. Cela est basé sur la reconnaissance des conséquences ou du karma qui résulte même des pensées. Les pensées souvent répétées créent des habitudes et qui gouvernent ensuite notre vie. Si l’habitude implique le désir et que celui-ci n’est pas satisfait, nous perdons de vue la source du bonheur dans la vie, la joie intérieure de l ’âme qui a toujours existée.

Comme Jésus sur la croix a dit à propos de ceux qui l’ont condamné à cette terrible épreuve: “Pardonne-leur Père, car ils ne savent pas ce qu’ils font” Plutôt que de ressasser sa propre douleur ou demander à Dieu de condamner ceux qui l’avait condamné, Jésus s’est davantage intéressé aux conséquences karmiques des actes de ses persécuteurs. Apparemment, il savait que d’après la loi karmique, les conséquences seraient sévères et il ne voulait pas que ses bourreaux souffrent à cause de lui. C’est pourquoi il a demandé à son Père de leur pardonner. Le pardon jaillit de l’amour et non pas du jugement. C’était l’exemple suprême de ce que Patanjali recommande dans ses Sutras: “quand vous êtes emplis de pensées ou sentiments négatifs, cultivez leur opposé”. Cela a permis à Jésus de trouver la paix et de se libérer des effets destructifs de la colère.

Bénir les autres et aimer les autres reste toujours la meilleure alternative au jugement. Nos pensées et nos prières ont des impacts majeurs sur les autres et nous pouvons réellement changer leur vie par nos bonnes pensées et nos bénédictions. Du point de vue de l’occulte, les formes de pensées ont leur propre vie. Quand nous pensons aux autres, que ce soit en bien ou en mal, nous produisons des formes de pensées qui s’attachent à ces personnes et influence leur comportement et leurs expériences. Après avoir découvert que son mari la trompait, après quelques semaines seulement de mariage, une jeune femme a prié pour que celui-ci meure. Quelques jours plus tard, il est mort violemment dans un accident de voiture, sa tête décapitée. La jeune femme était tellement perturbée par des sentiments de culpabilité, que pendant plus d’un an, elle a fait comme si son mari vivait toujours avec elle, lui a préparé ses repas et l’a servi comme s’il était là, jusqu’à ce que sa famille l’ait convaincue de se faire aider par un psychologue.

Des chercheurs de l’université de Duke aux Etats-Unis, ont pu vérifier que la prière est efficace pour aider les malades à guérir, souvent de façon miraculeuse. Dans la plupart des cas, le temps nécessaire à la convalescence est réduit de beaucoup lorsque plusieurs personnes prient pour la guérison. Dans le domaine des sciences occultes, la prière génère de puissantes formes de pensées qui peuvent aider directement les autres. Une femme grièvement blessée lors d’un accident de la circulation a reconnu un parfait inconnu qui avait prié pour elle lors de l’accident lorsqu’il est venu s’enquérir de ses nouvelles à l’hôpital. La femme a affirmé que ce sont les prières de cet étranger qui l’avaient ramenée à la vie. Ainsi, nous devrions régulièrement bénir et prier pour les autres de manière silencieuse et anonyme à chaque fois que nous voyons quelqu’un souffrir. Nous avons tous de nombreuses occasions qui nous sont offertes pour le faire. Même dans la circulation, lorsque quelqu’un nous coupe le passage, a des problèmes avec sa voiture ou quand un passant a l’air triste ou perturbé, nous pouvons dire “que Dieu bénisse cette personne”. Ou bien “que Dieu aide cette personne à trouver la paix” ou encore “à ralentir” ou “à trouver le bonheur”. Nous pouvons nous réjouir de la chance des autres plutôt que d’être jaloux et dire “Dieu a béni cette personne. Qu’elle soit continuellement bénie et partage ses bénédictions avec d’autres”.

Le jugement final ou le pardon? Mots et paraboles de Jésus

Jésus a dit : “Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez” (Matthieu 7 :1-2). Jésus défiait la religion à cette époque. Le judaïsme était une religion légaliste. Dieu fixait les lois et a donné à Moïse les Dix Commandements sur le Mont Sinai. Dieu était le juge suprême, et l’on croyait qu’il condamnait ceux qui transgressaient ses lois et récompensait ceux qui les respectaient. C’était une avancée par rapport aux autres religions telles que les Canaanites qui vénéraient une idole sous la forme d’un veau d’or. Les religions primitives sont motivées par la peur, particulièrement la peur de mourir ou la peur de la douleur. Ainsi, l’homme primitif tentait d’apaiser par des sacrifices, les évènements ou phénomènes naturels qui lui paraissaient surnaturels et qui menaçaient sa vie. Plus tard, quand les hommes se sont organisés en sociétés, afin d’éviter que ces derniers de ne fassent du mal, des lois ont été conçues pour régir les comportements humains en accord avec les normes sociales. Comme ces lois ont besoin d’une autorité supérieure, les dirigeants, généralement des rois ou des chefs, ont délégué leur autorité à Dieu. Les gens cependant commettaient des meurtres sans être jugés, et de mauvaises choses arrivaient à de bonnes personnes, ainsi, afin de conserver un sens de la justice, l’homme a créé une image d’un Dieu qui est juste et qui est le juge suprême en punissant le méchant et récompensant le vertueux. Nous trouvons, par exemple, dans l’Ancien Testament, de nombreuses paroles de prophètes sur le “Jugement Dernier” et en Inde, le concept de “prarabha karma”, où les actions d’une vie entraînent des conséquences dans la suivante. Ainsi, à ce stade dans la religion, les gens essayent de compenser leurs pêchés ou mauvais karma par des choses qui vont expier leurs transgressions. Les moyens utilisés peuvent être aussi simples que la pénitence, le déni volontaire ou dans le Christianisme médiéval, avec l’indulgence ou les dons à l’église, qui leur permettra de se faire pardonner de leurs pêchés.

Jésus a dit: “qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton voisin? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas?” Comment peut-on dire à un ami “Laisse moi ôter la paille de ton œil quand il y a cette poutre dans le notre? Tu n’as qu’à d’abord ôter la poutre dans ton œil et tu verras mieux pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère” (Matthieu 7 : 3-5). En d’autres mots, les critiques doivent être constructives. Puis il a dit “ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Loi ou les Prophètes, je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir” (Matthieu 5 :17-20). Qu’est-ce que cela veut dire? Jésus n’a pas dit d’ignorer la Loi, mais de réaliser que Dieu nous aime. A plusieurs reprises Jésus nous dit des paraboles, comme un fils prodige (Luc 15 : 11-32) pour illustrer ce “gospel” ou la “bonne nouvelle”. Tu peux aimer les autres parce que Dieu t’aime. Et un Dieu qui aime ne peut pas te condamner à la damnation éternelle. C’est son enseignement le plus important. A de nombreuses reprises il a incité ses disciples et ceux qui l’écoutaient à s’aimer afin de se purifier des attachements matériels, de façon à entrer dans le royaume des cieux, qui était tout autour de nous si seulement nous pouvions développer une vision pure nous permettant de le voir (Luc 17 : 20-21, Matthieu 18 : 2). Jésus nous dit que nous devons être aussi innocents que des petits enfants pour entrer au royaume des cieux. Il a dit “aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent” (Luc 6.27), et aussi “si quelqu’un te frappe sur une joue, tends-lui l’autre” (Luc 6.29). Ainsi, l’amour supplante la loi et le jugement. Vous avez le droit de dire “œil pour œil” comme les prophètes le proclamaient dans l’Ancien Testament, mais comme le Mahatma Gandhi a dit “œil pour œil et l’humanité finira aveugle”. En d’autres mots, lorsque nous sommes aveuglés par le jugement et la vengeance, nous oublions de voir qu’en fin de compte, nous sommes tous membres d’une même famille humaine et que par l’amour, toutes les différences peuvent être vaincues.

Le Mahatma Gandhi: l’apôtre moderne de la non-violence

Le Mahatma Gandhi a dit: “Tous les pêchés sont commis en cachette. Nous serions libres à l’instant où nous réalisons que Dieu est témoin même de nos pensées”. C'est-à-dire que le pêché c’est le manque de conscience de la présence de Dieu. Donc, juger les autres pour leurs pêchés nous rend aveugle de nos propres pêchés! Gandhi s’autoproclamait un étudiant de la vérité, qui, en 1947, après quarante années de lutte, a finalement obligé l’Empire Britannique à quitter l’Inde sans violence, en rappelant l’ancien principe de “ahimsa” ou “la non-violence”. Il a mis au point ses méthodes en étudiant le Jainisme et les paraboles de Jésus qui prônent la non-violence. Les moines Jaïns recouvrent d’un masque leur bouche et balayent le sol devant eux afin d’éviter de tuer par inadvertance des insectes. Ses principes de non-violence, ou ahimsa, ont été la base du mouvement des droits civiques utilisé par Martin Luther King aux Etats-Unis dans les années 60 et d’autres mouvements sociaux et travaillistes qui ont utilisé la résistance passive et des protestations et manifestations non-violentes pour sensibiliser le public à leurs causes.

En Inde, des milliers d’hommes et de femmes se sont engagés dans le mouvement satyagraha, qui prône la vie respectueuse des principes de la vérité (satya) sans blesser les autres. Lors de grandes manifestations contre l’armée coloniale Britannique, des milliers d’entre eux ont été frappés à mort avec une matraque ou mutilés sans la moindre résistance. Ils se sont montrés tellement fidèles à leur principe de “tendre l’autre joue” que les Britanniques ont fini par capituler après 300 ans de colonisation en Inde. Gandhi a passé des dizaines d’années en prison, jeûnant pendant de longues périodes, afin de manifester sa résistance aux Britanniques et à leurs politiques. Lorsqu’il a mené campagne contre l’importation des textiles Britanniques en Inde, il a même gagné la sympathie des travailleurs dans le textile britanniques qui avaient perdu leur emploi en raison du boycott de l’Inde. Sa vie et ses principes ont montré que nous ne devons pas juger les autres pour les battre! Nous devons simplement avoir de fermes convictions et chercher des compromis mutuels, sans faire de mal aux autres, afin de gagner leur sympathie et compréhension. Il a dit “le cœur le plus dur et l’ignorance la plus grossière doivent disparaître sans colère et sans malice avant que le soleil de la souffrance ne se lève”.

Gandhi a dit “la non-violence est la loi de notre espèce humaine tout comme la violence est la loi du brut. L’esprit sommeille chez la brute et c’est pourquoi il ne connaît d’autre loi que la force physique. La dignité de l’homme réclame de lui l’obéissance à une loi supérieure à la puissance de l’esprit”. Et: “cette force peut servir aux individus autant qu’aux communautés. Elle peut être utilisée, que ce soit dans les domaines de la politique ou de la vie familiale, par les hommes, les femmes et les enfants de la même manière. Elle est applicable universellement, ce qui montre son caractère permanent et son invincibilité. C’est complètement faux de dire que cette force ne peut être utilisée que par les faibles tant qu’ils ne sont pas capables de répondre à la violence par la violence”.

Au sujet du mouvement politique qu’il a fondé pour libérer l’Inde, il a dit “Satyagraha est modéré, il ne blesse jamais. Il ne résulte ni de la colère, ni de la malice. Il n’est jamais exigeant, impatient, ni véhément. C’est l’opposé complet de la compulsion. Il a été conçu comme substitut à la violence.”.

Voir l’unité dans la diversité

Ainsi, le jugement n’a pas le dernier mot, qu’il s’agisse de nos perceptions des autres, ou de la façon dont nous voyons Dieu et le cheminement ultime de notre âme. Le sage, l’homme de compassion, le “héros spirituel” de notre civilisation, de Bouddha à Jésus, en passant par le Mahatma Gandhi, a découvert que l’amour, le pardon, la compassion et la non-violence le supplantent. Ainsi, si le jugement vous enlève la paix de votre esprit, il n’en vaut pas la peine. S’il blesse les autres, il se répercute aussi en vous. Les maîtres du Yoga, les sages Siddhas, ont appelé Dieu “bonté” et déclaré que nous faisons tous partie d’une même famille et d’un même territoire. Le sage voit le bon chez les autres et se détourne du reste. Le jugement divise. L’amour unit. L’amour et le pardon dépassent la loi et apportent un nouveau point de vue dans lequel nous voyons l’unité essentielle dans toute chose. - (extrait du livre écrit par M. Govindan: “Kriya Yoga : Insights along the path.” publié en mai 2008.) Tous droits reserv és. Droit d'auteur: M. Govindan.

Tous droits réservés: M. Govindan Satchidananda, printemps 2008

 

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