Babaji's Kriya Yoga
Babaji's Kriya Yoga Images
English Deutsch Français FrançaisEspañol Italiano Português PortuguêsJapanese Russian Bulgarian DanskArabic Farsi Hindi Tamil Turkish
              
Kriya Yoga Acharya - Skandavel
 

Acharya Skandavel - Profil

Aussi loin que je me souvienne, l’expérience humaine m’a toujours semblé un peu complexe et plutôt monotone. Ne vous méprenez pas, car j’ai fait ce qu’il fallait relativement bien en atteignant un niveau satisfaisant sur le plan des études, socialement ainsi que dans les loisirs. Mon aversion pour les conséquences de ne pas bien jouer le jeu de la vie me motivait davantage que l’inspiration.

Ma famille est aussi gentille, aimante et sage que je n’aurais pu espérer et je suis convaincu que j’ai les meilleurs amis au monde. J’ai eu le privilège d’avoir une vie qui m’a offert de nombreuses opportunités et pourtant j’ai toujours eu un sentiment d’aspiration profonde et de solitude, mais pour quoi ? Aucun de mes pairs ni connaissances ne semblait perplexe à ce sujet ; je me suis alors demandé s’il n’y avait pas quelque chose qui n’allait vraiment pas chez moi. Les sentiments pesants n’ont jamais disparu, au contraire, ils sont devenus plus forts m’attirant vers l’exploration de la conscience. Ces sentiments de manque, ainsi que la série Kung Fu, m’ont inspiré et ont planté une semence spirituelle à un très jeune âge.

Lorsque j’étais jeune (au début de l’école primaire), ma mère a eu un profond éveil spirituel semblable à ce que l’on pourrait lire dans beaucoup de livres spirituels qui tendent à exagérer. Elle m’a donné la possibilité de ne pas aller au catéchisme le dimanche et de rester à la maison avec elle pour découvrir la philosophie orientale, la métaphysique et tout ce qu’on appelle le Nouvel Âge. Parfois, l’on s’assoyait sous une structure pyramidale en bois avec un sommet en cuivre, parfaitement alignée avec les étoiles, tenant des cartes dans une tentative de lire les pensées de l’autre. Elle me parlait du changement d’orientation de l’énergie qui se produirait dans les années à venir et de l’augmentation exponentielle avec laquelle la conscience humaine prenait de l’expansion. Elle a partagé beaucoup de ses propres expériences sacrées à propos de vies précédentes, de visualisations à distance et de conversations avec des êtres astraux. Elle m’a expliqué l’importance de ma génération et de celle qui suit pour faciliter « l’éveil du rêve… » Eh oui, une mère formidable !

Durant mon primaire, il semble que l’alignement des étoiles me donnait du courage et de la force. Je me sentais poussé à me mettre au défi d’être au meilleur de mes capacités. Pour la première fois, je n’avais que des A dans mes bulletins scolaires, j’allais dans les meilleures classes, j’excellais en sports et je maîtrisais l’art de la séduction. Tous les lundis matin, je me mettais au défi de passer la semaine à l’école en étant irréprochable dans mon vocabulaire et en ayant une attitude positive, et de traiter les autres de la même façon dont j’aimais être traité le bon temps !

Juste au moment où tout allait pour le mieux dans ma vie, ma mère est venue me chercher après l’école et m’a amené dans une chaîne de restauration rapide, ce qui était très rare dans ma famille. Même si mon intuition me disait que quelque chose de bizarre allait se produire, j’étais suffisamment distrait et probablement engourdi par les frites et le sandwich au boeuf et au cheddar. Je fus complètement sous le choc lorsque ma mère m’a dit : « Edmund, ton père et moi allons divorcer. » J’ai tout d’abord cru que c’était une farce ; mes parents ne se disputaient jamais et notre dynamique familiale faisait l’envie de mes amis et, comme je l’ai appris par la suite, d’à peu près toute la communauté dans laquelle nous vivions. La première chose que j’appris est que je partais pour la côte Est avec mon père et que j’étais inscrit comme pensionnaire dans une prestigieuse école préparatoire, qui, ironiquement, était l’endroit où mes parents s’étaient rencontrés. Les vibrations de la côte Est étaient terriblement abrasives pour ma sensibilité de la côte Ouest.

Après une année d’enfer dans cette école, j’ai atteint ma limite de tolérance par rapport aux petits génies et aux enfants de riches de cet endroit et je suis retourné vivre chez ma mère en espérant que je pourrais continuer ma vie là où je l’avais quitté un an plus tôt. Quelle surprise ! Le lycée dans lequel je me suis retrouvé ressemblait à une prison avec des fusils, des couteaux, de la drogue, de la violence… un environnement peu académique, c’est le moins qu’on puisse dire. J’ai très peu appris durant les trois années suivantes. Ce n’est qu’après le lycée, lorsqu’en me rendant à Boulder, j’ai rendu visite à un vieil ami qui avait été recruté pour jouer au football à l’université du Colorado que je me suis senti à nouveau en harmonie et à l’aise avec une ville et une culture. La paix, la nature, le plaisir et les spectacles de reggae de Boulder me rappelaient la partie la plus chaleureuse de mon enfance.

Ayant terminé le lycée avec un niveau assez peu reluisant, j’ai tant bien que mal réussi à entrer à l’université comme étudiant à temps plein en biologie. Je ne savais pas en choisissant cette matière que l’université du Colorado était l’une des meilleures écoles pré médicales du pays, alors je me suis retrouvé entouré d’étudiants qui prenaient leurs études très au sérieux. Mon manque de discipline du secondaire n’a pas facilité mes études universitaires de haut niveau.

Having a less than stellar academic record from high school, I hustled my way into the University as a full time student, choosing Biology as my major. Little did I know when choosing this field of study that at that time CU was one of the top pre-medical schools in the nation; and so, found myself surrounded by students who took academic studies very seriously. With my lack of discipline in high school, I didn’t have it easy getting through the high level university curriculum.

En 1998, au cours de ma troisième année à l’université, un nouvel ami hippie de la nouvelle génération m’a montré le livre Autobiographie d’un yogi. Lorsque j’ai vu la page couverture, je savais que j’avais vu le livre auparavant. Il était sur une étagère de livres appartenant à ma mère et à ma disposition durant ces jeunes années d’initiation à la métaphysique. Inutile de vous dire que l’Autobiographie d’un yogi à lui seul m’ébranla et me sortit de cette anxiété que je trainais depuis l’adolescence et réveilla une relation entre mon Soi supérieur et celui avec qui je m’identifiais. Ce même ami qui me donna le livre trouva Satchidananda grâce à une publicité figurant au dos d’un magazine de yoga et fut initié peu de temps après. Après son compte-rendu, je fus initié.

Pendant la première initiation, je me rappelle avoir ressenti des pincements émotionnels indiquant ce que ma mère m’avait enseigné comme étant des indicateurs de vérité et j’ai inscrit dans mes notes : « ceci est la vérité ». Ne gâche rien. Il y a trois points importants que Satchidananda a mentionné qui m’ont touchés :

1. Nous rêvons tous les yeux ouverts.
2. La quantité de bonheur dans la vie de quelqu’un est directement proportionnelle à sa discipline.
3. Si vous n’abandonnez pas, vous êtes assurés de réussir.

Je suis revenu à la maison déterminé à ne pas m’endormir dans la pratique continuelle de ce que j’avais appris. Est-ce que ma pratique était toujours parfaite ? Non. Suis-je tombé du cheval ? C’est certain ! Par contre, j’ai utilisé Arupa Dhyana Kriya pour analyser et comprendre les propriétés d’une discipline intérieure et extérieure (points n°2) et j’ai maintenu fermement en moi le point n°3 comme si ma vie en dépendait.

En automne 1999, peu après avoir fait l’initiation au 2e niveau et au cours de ma dernière année à l’université, ce même ami à qui j’avais rendu visite à Boulder (Colorado) quelques années plus tôt m’invita à explorer le Brésil avec lui, sa nouvelle petite-amie brésilienne et plusieurs de ses autres camarades. Même si je savais que ce voyage serait intense, parce qu’il avait toujours tendance à me sortir de ma zone de confort, je savais que ce serait une erreur de rater la fête du Nouvel An au Brésil, même si cela avait été beaucoup plus facile de faire de la planche à neige dans les montagnes du Colorado.

Je me suis pointé à l’aéroport où j’ai retrouvé mon ami et sa petite-amie brésilienne, mais personne d’autre n’y était. Il m’expliqua que nous ne serions que trois pour ce voyage d’un mois au Brésil. Alors, je serais la troisième roue. Cela m’a pris une journée pour me rendre compte que ce que j’allais apporter ne serait pas apprécié. De plus, je devais faire de mon mieux pour devenir invisible. Comme je ne parlais pas portugais, j’ai passé les trois semaines suivantes en silence (mouna yoga) et à répéter continuellement mon nouveau mantra (Shiva) reçu à la deuxième initiation.

Je me suis retrouvé au Brésil représentant finalement plus une gêne qu’autre chose pour ce jeune couple. Le voyage fut plutôt un cauchemar malgré la beauté de ce pays et les endroits étonnants que nous avons visités. Par la pratique continuelle des cinq volets du Kriya Yoga de Babaji, du mouna yoga, du mantra de Shiva, des tapas et de l’énergique subversion de mes compagnons de route, mon égo fut démantelé à un niveau que je n’avais pas encore expérimenté.

Alors, c’est arrivé… pendant que mon ami et sa petite-amie s’amusaient sur la plage, une nouvelle connaissance m’apporta un bol de purée mauve mystérieuse avec des céréales, des bananes tranchées et un filet de miel. J’ai dévoré le mélange. Je savais instantanément que ce que je mangeais était beaucoup plus qu’une collation délicieuse. J’en ai partagé avec mon ami et lui aussi tomba sous le charme de l’açai (ah-sigh-ee).

Ce fut plusieurs jours plus tard, sur une île d’une réserve sauvage brésilienne, Fernando De Naronha, à environ 2 heures de vol vers l’Afrique, pendant que je mangeais ce qui allait être fort probablement mon dernier bol d’açai, que j’ai célébré l’épiphanie ! Nous, mon ami et moi, devrions importer ce fruit et lancer nos propres cafés d’açai aux États- Unis. J’ai regardé mon ami et je lui ai fait part de l’idée, et il a immédiatement accepté. De retour sur le continent brésilien et à la veille de nos différents départs pour les États- Unis, nous nous sommes donné une poignée de main et je lui ai dit : « il ne faut pas lâcher jusqu’à ce que nous réussissions. »

J’ai terminé le semestre du printemps 2000. J’ai passé l’été à Boulder à écrire un plan de développement avec mon ami (et bientôt mon partenaire). Ayant le sens des affaires et une spécialisation en finance, mon ami travaillerait avec mon père (un promoteur, en visite à ce moment-là à Boulder) sur les projections financières, pendant que je ferais des recherches pour trouver scientifiquement pourquoi l’açai était considéré comme le plus puissant fruit de l’Amazonie.

Pendant que je travaillais sur le plan de développement, j’ai reçu une lettre par la poste m’informant que mon ami et moi devions témoigner pour un ami de l’université avec qui nous avions skié l’année précédente et qui s’était brisé le dos après avoir tenté de sauter du télésiège pour éviter de mourir gelé… c’est une longue histoire. Au cours du dîner, j’ai partagé mon histoire d’açai avec le père de mon ami pour lequel nous témoignions. Il m’a demandé : « Alors, quelle est la prochaine étape ? » Je lui ai dit que la nuit précédente, pendant que je lisais L’art de la guerre, j’ai réalisé qu’il fallait retourner en Amazonie pour faire des recherches et voir comment nous pourrions nous approvisionner du fruit (comme dans l’Art de la guerre). Il m’a dit : « Quand partez-vous ? » Je lui ai répondu aussitôt que nous aurons l’argent pour les billets d’avion. Il m’a répondu… « Partez ! » « Vous me rembourserez plus tard. »

Nous avons établi et signé un contrat de distribution exclusive et fait plusieurs copies de ce document. Nous sommes ensuite allés jouer au détective dans la ville amazonienne de Belem. Plusieurs choses incroyables se sont produites, un peu trop pour tout raconter… Par contre, l’événement le plus important s’est produit lorsque nous sommes partis avec un guide dans la forêt. Nous avons appris que les gens vivant dans la forêt gagnaient plus d’argent en vendant de l’açai qu’en vendant du bois ou d’autres denrées durables. SAMBAZON, un acronyme pour Sustaining And Managing the Brazilian Amazon, est né ainsi et, 14 ans plus tard, la réserve d’extraction de Sambazon s’est développée à partir d’une idée qui s’est transformée en plus de 2.5 millions d’hectares, c’està- dire, cela a fonctionné.

Ma sadhana du Kriya Yoga de Babaji a été intégrale dans le sens où elle m’a donné la force, la concentration, la discipline et, peut-être la plus importante, la vision pour entreprendre tout ce que j’ai réalisé dans ma vie. Je fais des initiations depuis 4 ans maintenant dans toutes sortes d’endroits avec toutes sortes de personnes. Pendant que la vie suit son cours et que toutes les vieilles conceptions s’envolent, je ne retiens plus grand-chose maintenant, mais la vie n’est plus monotone. J’ai une foi totale dans le Kriya Yoga de Babaji et je me consacre à partager les techniques avec tout chercheur sincère.

Skandavel

(Télécharger le fichier PDF de cet article)

 

voir aussi:
Professeurs
Qui est Babaji
Qu'est-ce que le Kriya Yoga
Kriya Yoga Articles

Visitez notre page Événements pour plus d'informations sur Initations dans Kriya Yoga de Babaji

Babaji page Kriya Yoga Accueil

© 1995 - 2017 - Le Kriya Yoga et les Éditions de Babaji, Inc. - Tous droits réservés.  "Babaji's Kriya Yoga" est une marque de service enregistrée.